Syndicat CGT Transports
Les Coursiers à Vélo Toulousains
Les liraisons au bout du monde et dans des zones dangereuses :
Une aberration tant par la distance que par le danger d'y aller à vélo
Les conditions hivernales, (froit, humidité, ...), sont également éprouvantes pour des travailleurs qui n'ont pas de local ou se réchauffer
Eté comme hiver, les coursiers Just Eat n'ont pas de locaux à Toulouse.

Plan social chez Just Eat : les cadres et ETAM au bout du rouleau

Cadre de Just Eat

Caramba ! Ils ont encore frappé !

Depuis le 6 octobre et en catimini, les cadres et ETAM de la filiale logistique de Just Eat ont lancé, pour la deuxième fois en deux mois, probablement à l'insu du plein gré du DRH , - l'inénarrable Gérard Taponat, qu'on ne présente plus -, une pétition signée d'un prétendu « collectif des salariés Scoober France »

selon laquelle ils « souhaitent se faire entendre concernant les négociations du plan de sauvegarde de l'emploi ».

Le bal des faux culs :

Il faut dire que la précédente version, - qui a prétendument valu un rappel à l'ordre à son diffuseur, directement dans les boites mails personnelles des salariés, en violation flagrante du RGPD et de la loi informatique et libertés -, faisait la part belle aux accusations à l'encontre des représentants du personnel.

Ces mêmes cadres et ETAM qui, depuis deux ans, laissent prospérer une situation dans laquelle les coursiers sont sur le terrain sans matériel, sans locaux, dans des conditions qui virent désormais au sordide ; ces mêmes cadres et ETAM qui, en pleine canicule et depuis des bureaux climatisés, venaient expliquer à des coursiers que par 40 degrés (à l'ombre), leur droit de retrait était infondé ; ces mêmes cadres et ETAM qui collaborent, main dans la main, avec une direction sans foi ni loi et qui licencie et distribue avertissements à tour de bras dans l'espoir de réduire l'addition du plan social.

Ceux-là même qui n'ont jamais levé le petit doigt ni participé à une grève et sont restés planqués dans leur tour d'ivoire lors des rassemblements de salariés au pied du siège de la rue du Quatre Septembre (Paris 2). Ceux-là même qui, pour une fois qu'ils vont être concernés par la politique cynique de leurs pères spirituels capitalistes et frugaux d'Amsterdam, commencent à être atteints de dysenterie.

Un défilé de bien pensants consternés :

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir cherché à recueillir leurs doléances : la délégation CGT s'est rendue dans les locaux à plusieurs reprises dès l'annonce du premier plan social. Bien entendu, la plupart d'entre eux étant issus d'écoles prétendument grandes et nourris depuis le biberon à l'idéologie anti syndicale, l'idée même que leurs intérêts puissent être représentés par des syndicats élus par des collèges salariés de CSP inférieures semble leur être insupportable.

Réduits qu'ils en sont aux courbettes et échanges d'amabilités de façade entre requins aux dents longues, ces enfants terribles de la Start Up Nation et de la mondialisation heureuse façon globe-trotter franglish niveau intermédiaire se retrouvent à pleurnicher quand ils s'aperçoivent qu'il n'y a pas assez de canots de sauvetage et que certains vont se retrouver littéralement à la flotte : comme les coursiers qu'ils contribuent à exploiter sans vergogne depuis 2 ans et virent à tour de bras sans le moindre scrupule.

Ces petites hypocrisies surviennent surtout au moment ou les premières analyses des experts comptables sont rendues publiques et pointent combien la situation actuelle résulte directement de la pingrerie des dirigeants du groupe.

La réalité financière :

En effet, alors que depuis des mois, la direction passe son temps à défiler devant les salariés et leurs représentants pour débiter sa propagande catastrophiste, les premiers éléments comptables – qui ne sont jamais que les chiffres publics d'un groupe côté en bourse –, laissent bien au contraire apparaître que Just Eat est en parfaite santé financière, en croissance constante : et c'est exactement les éléments que la CGT répète réunion après réunion.

On comprend mieux pourquoi la seule révélation de ces chiffres provoque des crises d'urticaire à la direction :

Il apparaîtra donc que dans la pigeonade actuelle, après les salariés se retrouve le contribuable : les financements publics dont a bénéficié la filiale logistique de Just Eat en France à son lancement, (1 jeune 1 solution, réductions de cotisations, …), seront finalement partis en fumée pour financer, avec le fric des autres, le coup d'essai au doigt mouillé pour lequel tant de monde s'est fait mousser.

Après les voyages au ski dans les alpes suisses à 15 millions d'euros quand il n'y avait prétendument pas le premier rond pour fournir le matériel de travail aux salariés sur le terrain, après le défilé de gentils patrons soucieux de leur responsabilité sociale en recourant à des CDI en lieu et place des auto entrepreneurs, les masques tombent.

Nous aurons bien du mal à accueillir ces larmes de crocodiles.

Magnanimes que nous sommes, si les cadres et ETAM souhaitent obtenir des renseignements sur le plan social et les négociations actuelles, ils peuvent toujours cliquer sur « nous contacter ».

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