Syndicat CGT Transports
Les Coursiers à Vélo Toulousains
Les liraisons au bout du monde et dans des zones dangereuses :
Une aberration tant par la distance que par le danger d'y aller à vélo
Les conditions hivernales, (froit, humidité, ...), sont également éprouvantes pour des travailleurs qui n'ont pas de local ou se réchauffer
Eté comme hiver, les coursiers Just Eat n'ont pas de locaux à Toulouse.

Just Eat : la responsabilité sociale s’arrête aux portes de l’enfer (caniculaire)

Managers bienveillants - scène culte d'Orange Mécanique

En ce début de mois d’août, les salariés de Just Eat France sont, comme tous les travailleurs de l’extérieur, soumis aux températures caniculaires qui rendent impraticables bien des métiers exercés en plein air. Il faut dire que c’est le troisième épisode caniculaire survenu depuis le mois de juin 2022 et que du train ou vont les choses, ces épisodes vont devenir la nouvelle normalité.

Chez Just Eat, la canicule n'est pas un problème...

La filiale du groupe anglo-néerlandais, qui s’est faite mousser en arrivant en fanfare en France en se drapant dans les oripeaux de la responsabilité sociale et de la sécurisation des salariés, démontre une fois de plus en cette période de canicule combien les beaux discours des débuts s’évaporent lorsqu’il s’agit de rentrer concrètement dans la protection des salariés.

En effet, en ce troisième épisode caniculaire de l’été, certains salariés, compte tenu des températures insupportables, et en l’absence de mesures particulières, (locaux rafraîchis, mise à disposition d’eau), ou tout simplement en l’absence d’équipements adaptés fournis par l’employeur, (comme des vélos à assistance électrique), n’ont eu d’autre choix que d’exercer leur droit de retrait afin de se mettre à l’abri et de préserver leur santé.

Pour quiconque connaît les conditions de travail chez Just Eat en France, les retraits en question, dans la situation actuelle de canicule et compte tenu de l’absence d’outils de travail adaptés, est l’ultime recours des salariés pour ne pas s’exposer à des dangers très graves pour leur santé. En effet, les températures atteignent en ce moment 38 degrés en journée – sur les zones de mesures, au milieu des champs ! -, et, dans les îlots de chaleur urbaine, se maintiennent aux alentours de 40 degrés jusque tard en soirée. L’humidité atteignait ces derniers jours 90% à Toulouse, rendant l’air encore plus moite et suffocant.

Proposez, je dispose

Mais pour la direction de Just Eat, empêtrée dans son plan social après avoir échoué à embobiner les représentants du CSE pour les convaincre de signer un chèque en blanc de misère sociale, tous les moyens sont bons désormais pour se délester à vil prix d’un maximum de salariés qu’ils n’auront partant pas à indemniser ou à reclasser en interne ou en externe.

Ainsi donc et en dépit de températures écrasantes, les salariés ayant exercé leur droit de retrait ces derniers jours on reçu une réponse laconique se bornant à affirmer que leur « demande » était « enregistrée et refusée ».

La riposte se prépare :

C’est bien mal connaître le droit du travail que de considérer que les salariés « demandent » à se retirer d’une situation dangereuse et qu’il est loisible à la direction d’accepter ou de refuser cette faveur, et ce d’autant plus quand les retraits en question ne concernent pas seulement les températures mais surtout l’inadaptation des matériels - que la société ne fournit tout simplement pas, quand bien même c’est son obligation légale -. Enfin et pour couper court à toute discussion, il sera rappelé que ce sont les coursiers qui sont sur la route et qu’à ce titre, l’évaluation des risques relève de leur seule appréciation, certainement pas de l’appréciation de « cadres » cooptés et patentés dans des bureaux climatisés.

La CGT mettra sans aucun doute ce scandale sur la table des prochaines réunions avec la direction, et il va sans dire que les excuses de jésuites et autres arguties consistant à mettre ces « malentendus » sur l’« inexpérience » des managers ne passeront plus.

Après tout, les salariés de Just Eat ont vu avec admiration leurs camarades de Gorillas faire passer à  leur direction l’envie de se livrer à ces tripatouillages indignes, comme ceux auxquels nous assistons ces derniers jours. Mais ces contestations abusives en disent long sur l'estime que la direction a de ses propres salariés.

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