Syndicat CGT Transports
Les Coursiers à Vélo Toulousains
Les liraisons au bout du monde et dans des zones dangereuses :
Une aberration tant par la distance que par le danger d'y aller à vélo
Les conditions hivernales, (froit, humidité, ...), sont également éprouvantes pour des travailleurs qui n'ont pas de local ou se réchauffer
Eté comme hiver, les coursiers Just Eat n'ont pas de locaux à Toulouse.

No Pas(s)arán !

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Après les annonces du week-end d'Olivier Véran sur la généralisation du pass sanitaire au travail dans le cadre de la loi relative au pass vaccinal, Elisabeth Borne a annoncé un rétro-pédalage du gouvernement sur la question des salariés et fonctionnaires, notamment après l'opposition d'un front syndical uni, expliquant qu'il n'existait, sur la question, pas de consensus.

La bonne nouvelle ne pourrait cependant n'être que de court durée : en effet le gouvernement précise que le pass sanitaire en entreprise pourrait revenir par voie d'amendement lors des débats parlementaires.

Il convient à cet égard de faire preuve de la plus grande prudence et de maintenir une pression constante sur un exécutif qui n'en finit plus de courir de reniements en reniements et a apporté la preuve que ses promesses n'engagent que ceux qui y croient, et en tout état de cause certainement pas lui-même.

On a en effet par le passé, vu ces méthodes de jésuites à l'oeuvre dans de nombreux sujets sur lesquels le gouvernement ne souhaitait pas apparaître comme à la manoeuvre alors même qu'il tirait les ficelles en coulisses. On se souviendra notamment de la scélérate loi sécurité globale, dont Emmanuel Macron a rejeté toute paternité prétextant qu'il s'agissait d'une proposition de loi d'origine parlementaire, alors même Gérald Darmanin agissait sans avoir l'air d'y toucher, de concert avec le lobby des syndicats de police et de leurs relais au sein même de la majorite LREM.

Le pass sanitaire, outil initialement circonscrit aux grands rassemblements et limité dans le temps, est désormais étendu à la vie quotidienne et sa limitation dans le temps est de plus en plus incertaine.

On rappellera que l'annonce de son extension, au 12 juillet, était motivée par la recherche d'une immunité collective susceptible de mettre un terme définitif à la pandémie, proposition alléchante depuis reléguée au rang de doux rêve par les épidémiologistes. Si, pour être effectifs, ces vaccins doivent être réinjectés tous les 3 mois, il est grand temps de tirer les conclusions qui s'imposent : rien ne sert de rendre la vie impossible aux personnes les moins susceptibles de faire des formes graves de la maladie, et autant concentrer tous les efforts sur les patients à risques, désormais bien identifiés. De la même manière, certains publics extrêmement précaires et fragiles n'ont pas accès à la vaccination alors qu'ils ne la refusent pas : ces personnes doivent recevoir toute l'aide nécessaire.

La condamnation à la mort sociale et à la précarité extrême des individus qui, pour des raisons qui leur appartiennent, font le choix de ne pas se faire vacciner, est inacceptable.

De même, on rappellera que pendant que Monsieur Castex détourne l'attention en rejetant la responsabilité de la situation actuelle sur les non vaccinés, il est notoirement moins prolixe lorsqu'il s'agit de procéder à l'auto critique des technocrates dont il fait partie, qui ont soigneusement réduit l'hôpital à la portion congrue depuis des décennies. Car ce qui provoque la paralysie de la société n'est pas la mortalité intrinsèque de la covid-19 mais bien la capacité de l'hôpital à y faire face.

Les non vaccinés ne sont pas responsables des coupes dans les budgets ni même du fait que les métiers de la santé soient désormais désertés, faute de salaires permettant de vivre dignement de son travail.

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