Syndicat CGT Transports
Les Coursiers à Vélo Toulousains
Les liraisons au bout du monde et dans des zones dangereuses :
Une aberration tant par la distance que par le danger d'y aller à vélo
Les conditions hivernales, (froit, humidité, ...), sont également éprouvantes pour des travailleurs qui n'ont pas de local ou se réchauffer
Eté comme hiver, les coursiers Just Eat n'ont pas de locaux à Toulouse.

PSE chez Just Eat France : la direction revient à la charge avec un plan social sous stéroïdes

Passage à niveau : un PSE peut en cacher un autre

Après avoir annoncé, la larme à l’œil, au mois d’avril, un PSE sur 20 des 27 villes ou opérait la filiale logistique du groupe anglo-néerlandais Just Eat Takeaway, la direction est revenue à la charge auprès des représentants du personnel en convoquant, le 18 juillet, un CSE extraordinaire au cours duquel la direction Europe de l’Ouest a dépeint une situation catastrophique, avec cette très vilaine habitude qui consiste à se prévaloir de chiffres qui ne sont jamais communiqués aux représentants du personnel.

En effet cela fait désormais plusieurs mois que la direction refuse de communiquer au CSE quelque chiffre que ce soit sur la situation concrète du groupe en France dans son ensemble, se cantonnant à des incantations alarmistes ne reposant sur aucun élément tangible et analysable. Ainsi les membres du CSE se voient-ils tout juste remettre des graphiques abscons sans aucun chiffre ni valeur absolue, et se voient opposer une fin de non recevoir lorsqu’ils demandent à accéder aux flux financiers entre filiales, ainsi qu’en provenance et vers le groupe.

Ambiance...

C’est donc dans une ambiance quelque peu électrique que les représentants des salariés, ceux-là mêmes qui ont trimé depuis deux ans par canicule, par vent, mais aussi par pluie, neige, brouillard et verglas, se voient opposer une situation qui nécessiterait de tailler dans les effectifs et de fermer l’ensemble des villes à l’exception de Paris.

La direction s’évertue, avec un entêtement qui force l’admiration, à expliquer que l’entité Takeaway Express France SAS est une entité indépendante des autres et qu’à ce titre, c’est au regard des seuls chiffres la concernant que les salariés doivent juger de l’état des finances. C’est faire abstraction du fait que la filiale logistique n’a qu’un seul client : la filiale commerciale Eat On Line, celle-là même qui gère les contrats avec les restaurants et facture les clients finaux. C’est donc à l’aune des chiffres de ces deux sociétés, mais aussi des moyens du groupe, que doit s’apprécier la réalité de la situation.

Et c'est également la manière dont la direction elle-même présentait ses chiffres devant le Sénat il y a un an : c'est grâce aux excédents du marketplace que l'on peut financer à perte la filiale logistique qui, par définition, n'est jamais rentable [1].

La CGT n’est ainsi pas dupe : l’accroissement exponentiel des commandes pendant la crise sanitaire a été l’opportunité de débarquer sur le marché français, de se faire mousser au nom d’une prétendue éthique par le recours à des salariés dans une opération marketing de social washing qui n’en finit plus de tourner au vinaigre.

Chassez le naturel, il revient au galop :

Le cynisme a désormais atteint son paroxysme lorsqu’on sait qu’à la seule annonce des licenciements en France, l’action du groupe a pris 10 %. Ces annonces interviennent quelques mois seulement après que le groupe a cessé ses opérations au Portugal, en Norvège et en Roumanie. Il n’y a donc aucune raison d’être dupe. Ces annonces successives concernant 20 villes sur 27, puis finalement 26 à la seule exception de Paris, ne sont qu’une diversion de la direction pour gagner du temps.

[1] http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20210405/2020_04_08.html
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