Syndicat CGT Transports
Les Coursiers à Vélo Toulousains
Les liraisons au bout du monde et dans des zones dangereuses :
Une aberration tant par la distance que par le danger d'y aller à vélo
Les conditions hivernales, (froit, humidité, ...), sont également éprouvantes pour des travailleurs qui n'ont pas de local ou se réchauffer
Eté comme hiver, les coursiers Just Eat n'ont pas de locaux à Toulouse.

Canicule, la protection des livreurs fait froid dans le dos !

Thermomètre en période de canicule

Communiqué de presse :

À partir d’aujourd’hui (lundi 13 juin) le thermomètre va s’emballer dans la région toulousaine.  Dès demain, les températures prévues à l’ombre seront de 38°C et ce jusqu’à dimanche.

On ne parle ici que de température à l’ombre ! Les conditions de travail des livreurs ubérisés travaillant pour Deliveroo et Uber comme celles des livreurs salariés, travaillant pour Just Eat ou  Cajoo seront dramatiques. La santé des livreurs est menacée.

En effet, selon l’INRS, le travail par forte chaleur devient dangereux lorsque le thermomètre atteint les 33 degrés. La sensation thermique ressentie est bien au-delà des 40° ! 

Ces fortes températures sont donc lourdes de conséquences sanitaires pour l'ensemble des livreurs. Nous regrettons, une nouvelle fois, que les plateformes de livraisons n’aient pas investi dans un local climatisé en centre ville de Toulouse avec vestiaire, point d’eau et WC. Ce n’est pas faute de l’avoir demandé : en septembre dernier, nous avons encore envoyé un cahier revendicatif de 5 pages à l'entreprise Just Eat.

Madame Crevel, Responsable des Ressources Humaines a fait ce qu’elle fait de mieux : ne pas répondre à la CGT !

Nous voici une nouvelle fois dans une impasse. Et ce sont à nouveau les livreurs qui vont trinquer.

Nous exigeons des vélos à assistance électrique pour les livreurs de Just Eat, et ce le plus vite possible pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions. 

Nous exigeons des plateformes de ne pas donner aux livreurs des courses supérieures à 4 km entre le restaurant et les clients. 

Nous exigeons aussi l’augmentation de la fréquence des pauses comme l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) le préconise. 

Le syndicat CGT des livreurs ubérisés sera plus qu’attentif aux conditions de travail des livreurs en cette période caniculaire. En cas de menace pour leur santé, nous nous réservons la possibilité d’organiser, avec l’Inspection du Travail, le droit de retrait des livreurs, et cela à tout moment, et quelle que soit la plateforme qui les emploie.

Nous rappelons que les employeurs ont des obligations, notamment celle de garantir la sécurité et la santé physique et mentale des salariés au travail. L’employeur a l’obligation de mettre de l’eau fraîche et potable à disposition des salariés.

Qui plus est lorsque les travailleurs doivent fréquemment se désaltérer ce qui est le cas de notre profession, l’employeur doit mettre gratuitement à disposition des salariés au moins une boisson non alcoolisée.

POUR RAPPEL : l’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit d’alerte et de retrait, de reprendre son activité si la situation de travail persiste avec un danger grave et imminent.

L’employeur a aussi l'interdiction de prendre des sanctions à l’encontre du ou de la salarié.e qui exerce son droit de retrait ni à procéder à une retenue sur salaire. 

Enfin, l’employeur doit prendre les dispositions pour mettre un terme à cette situation ; le syndicat CGT des livreurs uberisés ne laissera pas les livreurs affronter seuls cette période délicate pour leur santé .

Yohann Taillandier,
Secrétaire Général CGT des Livreurs Ubérisés Toulousains

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